La VMC, acronyme de ventilation mécanique contrôlée, a été développée dans l'habitat de notre pays vers la fin des années 1960 avec le développement du CEI, acronyme de chauffage électrique intégré, lancé par EDF.

 

Il s'agissait de chercher à maitriser la ventilation des logements isolés thermiquement dans le cadre de l'installation d'un système de chauffage par convecteurs électriques.

En effet, le fait d'isoler thermiquement moyennant la présence quasi-automatique de barrières pare-vapeur les logements sans les ventiler correctement induisait le risque de créer des concentrations d'humidité et de condensations sur les points froids aussi appelés ponts thermiques.

Les systèmes de ventilation forcée ont donc vu le jour. A l'origine, les seules VMC disponibles sur le marché ont été les simple flux, c'est à dire la seule extraction motorisée assurant un débit minimal d'air dans les logements.

Leur principe de fonctionnement est simple. Il suffit de poser un caisson de ventilation comparable à celui présent sur la photo de droite, en général dans les combles, de raccorder les différentes gaines à des bouches situées dans ce qu'il est convenu d'appeler les pièces sales (ou humides), à savoir cuisines, salle de bains , wc, buanderies et de raccorder la bouche de sortie à une gaine d'évacuation se jetant sur une évacuation murale ou de toiture.

 

Tableau des débits d'air réglementaires
Débits extraits en M3 par heure

 Nombre de pièces

principales du

logement

 Cuisine

 Salle de bains

ou de douches

commune ou non

avec un

cabinet d'aisance

 Autre

salle

d'eau

Cabinet

d'aisances

Unique Multiple
 1  75  15  15  15 15
 2  90  15  15  15 15
 3  105  30  15  15 15
 4  120  30  15  30 15
 5 et plus  135  30  15  30 15

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 Ces sytèmes assurent effectivement une bonne ventilation des locaux mais ont un inconvénient majeur particulièrement important aujourd'hui. En effet, ils assurent un renouvellement efficace de l'air mais la quantité d'air évacuée à la température ambiante voire plus est remplacée par de l'air froid provenant de l'extérieur et pénétrant par des bouches d'entrée d'ait situées dans les pièces dites propres, c'est à dire les pièces d'habitations proprement dites comme les salle de séjour, chambres, etc...

Et cet air entrant est malheureusement à la température extérieure qui peut être très froide l'hiver. Donc cela engendre à la fois de l'inconfort mais aussi un gaspillage d'énergie pouvant atteindre de 25 à 40 % de la puissance de chauffage du logement.

De plus, plus le logement sera bien isolé, plus la part relative de pertes par renouvellement d'air sera grande. Et c'est la raison pour laquelle les fabricants ont développé des solutions de récupération de l'énergie permettant de limiter les pertes énergétiques.

La principale évolution a consisté à intercaler un échangeur de chaleur entrela sortie de l'air chaud en provenance du logement et l'entrée d'air extérieur. c'est ainsi qu'est née la ventilation double flux.

Selon les marques, les systèmes sont plus ou moins sophistiqués, par ailleurs les tarifs suivent le niveau de technique utilisée.

 La plupart des fabricants proposent des systèmes de récupération d'énergie à échangeur direct. Certains vont plus loin, comme HOVAL, qui propose un caisson de ventilation à récupération totale extrèmement performant. Mais le prix est aussi à la hauteur des prétentions. Il n'est même pas certain que ce matériel soit importé en France.

 

 

 

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