Quelle énergie choisir ?
Compte tenu du contexte mondial des énergies en cette année 2006 et des différentes incertitudes liées au prix du pétrole brut cher, très cher même et qui, selon toutes vraisemblances, le restera, un certain nombre de personnes se posent une question légitime : quelle énergie choisir aujourd’hui pour ses besoins en chauffage et en eau chaude ?
En y regardant de plus près, il s’avère que la réponse à ce genre de question est quand même très difficile, et ce pour plusieurs raisons.
Certes, le pétrole est cher donc également tous ses dérivés, en particulier le fuel domestique pour le chauffage mais il serait illusoire de penser que le reste des énergies ne va pas suivre une courbe ascendante, certes moins vive mais toute autant certaine.
Compte tenu de toutes ces incertitudes, que dispose-t-on comme énergies sur le marché pour se chauffer ?
le fuel domestique dont le prix est directement lié au cours du brut donc actuellement cher et, selon toutes vraisemblances, le restera avec en plus une quasi-certitude de diminution des ressources dans les décennies à venir.
les gaz gpl butane-propane sont eux aussi directement issues du pétrole, et suivent donc la même logique de prix que le fuel domestique.
le gaz naturel (on devrait d’ailleurs parler des gaz naturels) dont le prix d’achat des compagnies gazières est plus ou moins dépendant du prix du pétrole brut. Le pétrole grimpe, le gaz suit la tendance, de manière un peu moins violente certes. D’autre part, en ce qui concerne la France, la politique de Gaz de France a toujours été de diversifier autant que faire se peut l’origine des approvisionnements, ce qui permet de garantir tout au moins en partie l’approvisionnement.
l’électricité, énergie noble et chère, a plutôt le vent en poupe aujourd’hui. La France, ayant choisi le tout nucléaire à une certaine époque, dispose d’une importante production d’électricité à des prix inférieurs à d’autres pays. Elle entre donc en concurrence ou en complémentarité selon les cas avec d’autres énérgies plus conventionnelles telles que le gaz ou le fuel et ce, par le biais des systèmes de pompes à chaleur par exemple. La seule limite actuelle ne vient d'ailleurs pas de la production d'électricité, le parc nucléaire étant suffisant mais de la distribution du courant avec un vieillissement des dizaines de milliers de kilométres de lignes, toutes tensions confondues.
le charbon, représenté en France de manière anecdotique chez les particuliers mais qui sert encore de combustible à un certain nombre de foyers en France. Par contre, il est susceptible de revenir en force dans les chaufferies urbaines ou dans l'industrie.
le bois, dont on redécouvre aujourd’hui les qualités dont bien sûr le côté retour à la nature. La fourniture de plaquettes ou de granulés accompagné d’équipements adéquats a permis d’atténuer voire de supprimer un de ses inconvénients majeurs, l’autonomie. D’autre part, la combustion de bois n’engendre pas d’émission de gaz à effet de serre car il ne fait en brûlant que rendre ce qu’il a pris quelques années auparavant, ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que sa combustion n’est pas polluante, loin s’en faut. Là aussi, les matériels ont beaucoup évolué dans le bon sens.
les énergies renouvelables, en particulier l’énergie solaire sous toutes ses formes et on pourrait y inclure le bois puisque c’est du soleil concentré, grâce à sa fabuleuse capacité de photosynthèse mais on peut aussi citer l’énergie éolienne. Ces énergies vont prendre un essor jamais connu à ce jour dans les années qui vont suivre. Il est vrai que compte tenu du retard français dans le domaine, le chemin restant à faire reste long !!
A la lecture de cet énoncé, il n’est certes pas facile de faire son choix, d’autant plus que dans un certain nombre de cas, plusieurs énergies sont tout à fait capables de cohabiter. Citons par exemple :
un système de chauffage géothermique en relève d’une chaudière fuel ou gaz.
une climatisation reversible en complément d’un chauffage traditionnel.
un foyer bois en sus d’un chauffage central.
des capteurs solaires apportant une partie de l’eau chaude sanitaire.
On peut aussi comparer les différentes énergies en fonction de leur avantages et inconvénients respectifs :

Avantages :
- ne nécessite pas de branchement ou d’abonnement particulier.
- disponible partout.
Inconvénients :
- prix élevé.
- paiement d’avance.
- besoin de stockage.
- investissement en matériel en général assez élevé.

Avantages :
- permet la condensation.
- permet d’utiliser le gaz là où le gaz naturel n’est pas distribué.
Inconvénients :
- prix élevé.
- besoin de stockage.
- paiement d’avance.
- risque d’explosion relatif.

Avantages :
- prix modéré.
- pas besoin de stockage.
- paiement après consommation.
- permet facilement les techniques modernes comme la condensation.
Inconvénients :
- pas disponible partout.
- paiement après consommation (les hivers rigoureux peuvent apporter des surprises désagréables).
- risque d’explosion relatif.

Avantages :
- disponible partout, sous réserve de lignes disponibles.
- pas de stockage.
- souplesse d’utilisation.
- faible investissement (selon les cas).
- sécurité d’utilisation.
- peu de frais annexes (entretien, ramonage,etc..).
Inconvénients :
- prix élevé, en particulier l’abonnement si puissance élevée.

Avantages :
- fonctionne sans énergie auxilaire.
- nostalgie pour certains.
- chaleur agréable.
Inconvénients :
- prix quelquefois élevé.
- entretien.
- besoin de stockage.
- salissures.

Avantages :
- prix modique.
- agrément.
- proximité voire propriété de la source pour certains.
Inconvénients :
- maniement (sauf systèmes d’alimentation automatique pour granulés).
- stockage très important.
- investissement quelquefois lourd.
- frais annexes (ramonage, etc..).

Avantages :
- source d’énergie gratuite.
- indépendance énergétique.
Inconvénients :
- investissement importants (rentabilité aléatoire ??).
- discontinuité du service (énergie d’appoint nécessaire).